Du rationnel vertical à la créativité horizontale

En proclamant son « Je pense, donc je suis » Descartes avait posé les bases de la rationalité française, celle qui a conduit les 3 premiers siècles des temps modernes. La notion d’individu émergeait. Notre société contemporaine, et spécialement la société française, est construite sur cette rationalité verticale, celle de la loi du père, celle qui apprend aux enfants : « tiens-toi droit ».  L’époque  actuelle, à côté de la raison, fait remonter les émotions. D’individus, les jeunes générations deviennent des personnes qui s’agrègent dans des tribus multiples, note le philosophe Michel Maffesoli. Cette hétérogénéité crée la pluralité : ce n’est plus l’universalité de la raison mais un passage de l’éducation verticale à une intelligence collective plus horizontale, alimentée notamment par la puissance de partage des connaissances et des émotions d’internet. C’est le post-modernisme : du contrat social au singulier, on passe aux pactes pluriels qui relient des communautés. Nos plus jeunes cherchent du sens commun partagé, du festif, du ludique et la toile bruisse de toutes leurs émotions immédiates. Comment mobiliser cette énergie créative horizontale ? Certains sites web deviennent des collecteurs de solutions innovantes : des entreprises, plutôt que de ne compter que sur une R&D verticale en leur sein, commencent à créer des sites d’appels à réponses sur la toile en posant aux chercheurs de toutes les disciplines du monde entier les problèmes qu’elles ne sont pas capables de résoudre. Elles rémunèrent en retour les chercheurs qui proposent en ligne des solutions. Les innovations les plus fertiles viennent d’ailleurs du transfert innovations déjà développées sur d’autres secteurs économique et dont le déplacement horizontal apporte la solution la plus juste et la plus rapide.

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