Roland Garros

La force du mythe

La magie du quatre

Le tournoi de Roland Garros est officiellement né en 1925. C’est le premier tournoi de tennis international en France, qui se joue d’abord sur les terrains parisiens du Stade Français et du Racing Club de France. En 1927, les quatre mousquetaires (Brugnon, Borotra, Cochet et Lacoste) conquièrent la coupe Davis sur le sol américain. La revanche doit se jouer à Paris: aucune enceinte existante ne pouvant contenir l’affluence immense liée à l’évènement, le stade Roland Garros sort de terre en 1928. Heureux présage, les mousquetaires y conservent leur saladier d’argent. Au fil des années, il devient le plus grand tournoi de terre battue au monde, le représentant le plus tellurique des quatre «éléments» qui fondent la magie du grand chelem...

Redonner sa force au mythe

La Fédération Française de Tennis, organisateur du tournoi décide de créer une véritable marque pour ce tournoi qui lui assure près d’un tiers de ses revenus. Un enjeu majeur: la politique de licence de l’image du tournoi. Logiquement, à l’instar des clubs sportifs anglo-saxons centenaires, Roland Garros souhaite se doter d’une marque qui semble avoir déjà existé depuis toujours.

Intemporelle

Roland Garros, c’est l’arène: une couleur, presque une saveur, la chaleur intense du combat au début de l’été, les traces de balles dans l’ocre immaculé... L’expression s’impose d’elle-même: la terre battue et le vert des installations du stade forment une palette chromatique unique pour la marque. Elle s’incarne dans l’acronyme « RG » traité en médaille. Véritable griffe symbole d’élégance et de décontraction, le succès est rapidement au rendez- vous: Adidas, Lacoste, Lancel, Peugeot ou Swatch créent leurs propres collections Roland Garros. En 20 ans, voilà un beau coup de griffe... qui n’a pas pris une ride.

Le saviez-vous?

Roland Garros, c’est 60 000 balles de tennis utilisées pour un tournoi, 458.000 personnes assises sur les gradins en 2010 et 1,2 millions d’euros pour le gagnant.

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Christian de Bergh
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